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La pauvreté chez les aînés

La pauvreté touche tous les groupes d’âge, et les aînés n’y échappent pas, bien au contraire. Si le mythe de la retraite dorée persiste, force est de constater qu’il ne correspond pas du tout à la réalité de nombreuses personnes âgées qui doivent composer avec un revenu extrêmement limité.


LES FEMMES

Parmi tous les aînés, la pauvreté touche davantage les femmes que les hommes. Cette situation s’explique notamment par le fait que de nombreuses femmes demeuraient autrefois au foyer pour prendre soin de la maison et des enfants. Même si plusieurs d’entre elles sont retournées au travail une fois leurs enfants devenus grands, leur activité professionnelle aura nécessairement été de beaucoup plus courte durée. Elles n’auront donc pas eu le temps d’accumuler suffisamment d’actifs pour s’assurer un revenu suffisant à la retraite. Les statistiques sont d’ailleurs très claires à ce sujet : en 2005, plus de 40 % des aînés à faible revenu avaient travaillé pendant moins de 10 ans.

Comme les femmes vivent plus longtemps que les hommes, celles-ci sont aussi plus susceptibles de vivre seules, ce qui peut favoriser leur vulnérabilité économique. En effet, en 2006, les personnes âgées vivant seules étaient 11 fois plus nombreuses à devoir composer avec un faible revenu que les aînés vivant en couple. Et les femmes représentaient les trois quarts de tous ces aînés vivant seuls.


LES CONSÉQUENCES DE LA PAUVRETÉ SUR LES AÎNÉS

La pauvreté des aînés peut avoir d’importantes répercussions, notamment sur la santé. En effet, les aînés à faible revenu consacrent généralement 60 % de leur budget mensuel au logement et à la nourriture. Avec un budget souvent limité à moins de 17 000 $ par année, il est évident que cela représente un montant considérable.

Quand le logement et la nourriture sont payés, de très nombreuses personnes âgées voient leur budget grugé par les soins de santé, comme les médicaments. Les statistiques révèlent d’ailleurs que les aînés à faible revenu dépensent beaucoup moins en soins dentaires et en soins de la vue, ce qui indique qu’ils se privent probablement de ces soins pour des raisons budgétaires.


L'ISOLEMENT ET LE MANQUE D'INFORMATION

Souvent laissés à eux-mêmes, de nombreux aînés se sentent dépourvus face aux différentes démarches qu’ils doivent entreprendre pour recevoir l’aide financière gouvernementale. L’analphabétisme ou les difficultés en lecture de certains peuvent aussi complexifier et alourdir ces démarches.

À titre d’exemple, la Fédération de l’âge d’or du Québec estime que 160 000 Canadiens (dont 40 000 au Québec) ignorent qu’ils ont droit au Supplément de revenu garanti, un programme qui permet de légèrement bonifier le revenu des aînés les plus démunis. Le Réseau FADOQ milite d’ailleurs depuis plusieurs années à ce sujet.


Pour en savoir plus : Action du Réseau FADOQ pour la bonification et la simplification du Supplément de revenu garanti

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