Rediffusion à venir sur TFO

Surveillez la grille horaire.

Place publique

En savoir plus

Retour

Dur pour la santé, l’itinérance...

Vivre dans la rue est-il à l’origine des problèmes de santé observés trop souvent chez les itinérants, ou est-ce plutôt l’inverse? On ne sait trop lequel est le corollaire de l’autre… Il n’en demeure pas moins que l’on constate au sein de la population itinérante une forte prévalence de problèmes de santé mentale et physique, de toxicomanie et d’alcoolisme. Beaucoup plus, en fait, que dans le reste de la population. Voici quelques données à cet égard.

Santé mentale

  • On estime qu’entre 30 % et 50 % des itinérants souffrent d’un problème de santé mentale.1
  • Environ 43 % des itinérants souffrent, ou ont souffert, d’un trouble de santé mentale grave au cours des 12 derniers mois (dépression majeure, troubles bipolaires, schizophrénie et autres troubles psychotiques).1
  • 35 % des personnes sondées ont admis avoir tenté de se suicider au moins une fois au cours de leur vie; 9 % ont tenté de s’ôter la vie au cours des 12 derniers mois.1
  • Chez les itinérants, les troubles mentaux ou de comportement sont à l’origine de 35 % des consultations aux urgences et de 52 % des cas d’hospitalisation.2
  • Parmi les 300 pensionnaires de refuges à Toronto, 6 % ont déclaré souffrir d’un trouble psychotique, principalement la schizophrénie.2
  • Lors d’une enquête réalisée en 2006 auprès des jeunes de la Colombie­-Britannique, 15 % des garçons et 30 % des filles vivant dans la rue ont déclaré avoir déjà tenté de se suicider au moins une fois au cours des 12 mois précédents, contre 4 % des garçons et 10 % des filles fréquentant l’école.2
  • Une enquête réalisée au Québec démontre que 30 % des SDF ont déjà été hospitalisés en psychiatrie avec, en moyenne, 4 hospitalisations.3
  • 17 % des sans-abris souffriraient d’un trouble de personnalité antisociale.3 
Dans la population itinérante, les problèmes de dépendance aux drogues et à l’alcool sont encore plus présents que les troubles de santé mentale. Souvent, ces deux problématiques sont inter-reliées.

Toxicomanie

  • 68 % des pensionnaires de refuges ont déclaré avoir reçu un diagnostic permanent d’abus d’alcool, de drogues ou de toxicomanie.4
  • Au cours des 12 derniers mois précédant les entretiens, près de 42 % des personnes itinérantes sondées souffraient d’un problème d’alcoolisme; 40 % souffrait de dépendances à la drogue.5
  • Les drogues, consommées de façon abusive et dans des conditions insalubres, particulièrement si elles sont injectables, placent les itinérants à haut risque de contracter des maladies comme l’hépatite C ou le VIH-sida. De fait, plusieurs chercheurs considèrent que le VIH-sida est une maladie endémique importante chez les itinérants qui font usage de drogues injectables.6
  • La majorité des jeunes de la rue ont une consommation problématique d’alcool ou de drogues. Un jeune sur deux a fait usage de drogues injectables.6
Enfin, il ne fait pas de doute que les personnes en situation d’itinérance subissent constamment un niveau de stress élevé. De fait, si l’itinérance n’est pas toujours l’élément déclencheur de maladie mentale ou de dépendance aux substances, elle en est souvent le facteur aggravant. L’anxiété, la faible estime de soi, les problèmes de santé et de dépendance minent la capacité des personnes itinérantes à fonctionner en société, à occuper un emploi et à subvenir à leurs besoins matériels de base.

1 Source : Enquête auprès de la clientèle des ressources pour personnes itinérantes de Montréal–Centre et de Québec 1998–1999, Louise Fournier et al, Direction de la santé publique, Régie régionale de la santé et des services sociaux de Montréal-Centre.
2 Source : Institut canadien d’information sur la santé
3 Source : Dubreucq, J.L., Santé mentale des sans-abris : Faut-il intervenir davantage? Psychiatrie et violence, vol. 7, #1, 2007.
4 Source : Institut canadien d’information sur la santé
5 Source : Enquête auprès de la clientèle des ressources pour personnes itinérantes de Montréal–Centre et de Québec 1998–1999, Louise Fournier et al, Direction de la santé publique, Régie régionale de la santé et des services sociaux de Montréal-Centre.
6 Source : Projet sur l'accessibilité et la continuité des services de première, deuxième et troisième lignes pour la clientèle des utilisateurs de drogues injectables (UDI), octobre 2006.

Retour