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Quand le logement nuit à la santé

Dans son rapport annuel de 2009, l’administrateur en chef de la santé publique au Canada, le Dr David Butler-Jones, soulignait l’influence de l’habitation sur la santé de ses occupants : un logement décent est essentiel au maintien d’un bon état de santé. Comme on peut s’en douter, des conditions de logement inadéquates peuvent être à l’origine de divers maux, allant des problèmes respiratoires dus aux moisissures ou à une aération déficiente, aux troubles psychosociaux que peut induire une trop grande promiscuité ou le surpeuplement des logements.

Logement et santé
De nombreuses études établissent un lien direct entre des conditions de logement déficientes et une santé déficiente.Un logement inadéquat ou, pire encore, l’itinérance, augmente de façon significative le risque de décéder prématurément. Dans une étude menée d’un océan à l’autre pendant 11 ans, l’équipe de recherche menée par les Drs Cheung et Hwang a noté un plus haut taux de mortalité chez les personnes fréquentant les refuges pour sans-abri, les maisons de chambres et les hôtels miteux. De fait, un jeune homme de 25 ans vivant dans de tels milieux n’aurait que 32 % de chances de vivre jusqu’à 75 ans, alors qu’une femme aurait 60 % de chances d’atteindre cet âge vénérable. Ces données sont comparables aux probabilités qu’avait un homme d’atteindre 75 ans en 1921, et une femme en 1956. Tout un retour en arrière!

D’autres recherches ont également démontré que des hommes et femmes encore jeunes, mais vivant dans des conditions de logement précaires ou inadaptées, courent un plus grand risque de mourir. Par exemple, à Toronto, les probabilités de mourir sont dix fois plus élevées chez les femmes itinérantes âgées de 18 à 44 ans que dans la population en général.

Institut Wellesley
Selon l’Institut Wellesley, la situation de l’insécurité du logement et de l’itinérance au Canada est comme un iceberg : la majeure partie du problème n’est pas visible. Les sans-abri dormant sur des bancs de parcs sont sûrement l’image emblématique qui illustre le problème de logement, mais ces itinérants ne comptent que pour une fraction des statistiques. Bien que la situation des personnes qui n’ont pas de toit soit criante, les besoins de millions d’autres Canadiens qui vivent dans des logements inadéquats méritent tout autant l’attention et exigent l’adoption de mesures appropriées.

Plus de 3 millions de ménages canadiens sont contraints de consacrer plus de 30 % de leurs revenus au logement. Ils se situent dans la « partie invisible » de l’iceberg défini par l’Institut Wellesley.

Pour voir le graphique de « l'iceberg » Wellesley

L’Institut Wellesley est un groupe de recherche et de réflexion indépendant et non partisan ayant son siège social à Toronto. Ses membres se penchent sur de grands enjeux sociaux, particulièrement ceux liés aux inégalités en matière de santé, tant à l’échelle nationale, provinciale que municipale.

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